• Expositions

    Hommage Patrick Dewaere

    et Street 7e Art

  • En parallèle à Film in Situ #1

    toujours visible rue Campagne Première / Bld Raspail

  • Exposition "Street 7e Art"

    jusqu'au 2 juin chez Urban Gallery

    163 bld Montparnasse

  • + exposition Patrick Dewaere

    mercredi 29 mai - 30 mai

    Hall Mairie du 14e , entrée libre

  • PATRICK DEWAERE

    LE CRI D'UNE GENERATION

    exposition du 29 au 30 mai

    Hall de la Mairie

    2 place Ferdinand Brunot

    75014 Paris

    VOUS ETES CORDIALEMENT INVITE AU FINISSAGE DE L'EXPOSITION

    LE MARDI 29 MAI à 18H30

    En présence de PEDRÔ et d'Alain PENSO

  • Dans le contexte de cette première édition du Festival Les voisins du 14e font leur Cinéma, qui se déroule du 22 mai au 3 juin, un hommage est rendu à Patrick Dewaere [1947-1982], acteur emblématique ayant habité l’arrondissement et qui représente encore aujourd’hui, de par sa personnalité et son parcours professionnel, le cri d’une génération.

    Un hommage juste et nécessaire pour un acteur inoubliable où se reconnaîtra une jeunesse à l’affût de la liberté de créer ses propres modèles.

    Patrick Dewaere avait une façon de concevoir son métier comme certains acteurs américains le conçoivent. Il est de la classe de Dustin Hoffman, de De Niro. Pourtant, enfant, il détestait jouer la comédie et, malgré tous les efforts de sa famille (les Maurin) pour l’encourager à suivre la tradition familiale, il décide de faire un autre métier. Il quitte ses parents et après avoir fait tout autre chose, il s’aperçoit rapidement qu’en fait, il ne sait rien faire d’autre que jouer la comédie. C’est en mai 1968 qu’il rencontre ses amis du Café de la Gare, troupe où les comédiens sont à la fois auteurs, décorateurs, réalisateurs, musiciens, chanteurs, danseurs... « Le café de la Gare est unique au monde, dit-il, et c’est impossible de m’en passer.» Ce vivier artistique verra plusieurs de ses comédiens devenir célèbres au cinéma : Miou-Miou, Coluche, Gérard Depardieu, Romain Bouteille et Patrick Dewaere. Avec lui, un nouveau style de vedette est né, pas de celle qu’on fabrique « à coup de presse du cœur » ou de publicité tapageuse, mais une autre, la vraie, celle du talent, de la longue école de l’attente, de l’apprentissage et de l’humilité.

    Écorché vif, ce jeune homme transparent, à la fragilité et la pureté d’un cristal de verre, a choisi sciemment de changer de nom familial et opte pour le patronyme Dewaere, « le vrai » en néerlandais. Contrairement à la plupart de nos acteurs contemporains, Patrick Dewaere a marqué notre époque davantage par sa présence humaine que par ses interprétations, se confondant souvent avec ses propres idées. Il n’a pas cherché à incarner des personnages étrangers à lui-même, de sorte que cette cohérence est devenue événement et a marqué les décennies successives de son empreinte. Le comédien a toujours su cultiver une marginalité créative et les réalisateurs le pressentent surtout pour jouer des anti-héros et des provocateurs qui bousculent la société dans ses retranchements.

     

    Son itinéraire artistique, pour un jeune acteur de trente-trois ans, a été fulgurant : près de 25 films d’une constance de qualité étonnante. Patrick Dewaere, soucieux de son art, est un acteur poétique à l’improvisation troublante, au perfectionnisme hors du commun. Il coïncide, par ses choix, son tempérament, son âge, avec la génération qui voit la remise en cause des institutions. Les films qu’il choisissait s’inscrivaient tous par le sujet et la vision du metteur en scène au mouvement de Mai 68. Il était très attaché au souvenir de l’utopie humaniste.De son premier rôle dans Les Mariés de l’an II (1971) à Série noire (1979),

    F. comme Fairbanks (1976) de Maurice Dugowson et Série noire d’Alain Corneau symbolisent cette période.

    Guidé par un vrai talent, l’acteur lui-même devient porteur d’histoires, de contestations, du désir de vivre ou de mourir. Une forme nouvelle de lyrisme viscéral entre en scène.

     

    Le 16 juillet 1982, au sommet de sa popularité et de sa renommée artistique, alors que, quelques jours plus tard, il devait incarner Marcel Cerdan dans Édith et Marcel (1983) de Claude Lelouch, Patrick Dewaere se donne la mort. Il laisse aujourd’hui orpheline une génération qui avait puisé ses forces dans les années 60-70.

    Claude Sautet, avec lequel Patrick Dewaere a tourné Un mauvais fils (1980), explique avec émotion : « Disparu, Patrick Dewaere est rigoureusement irremplaçable. Il est arrivé à incarner dans certains rôles un type d’individu de la société dans laquelle on vit, ce que faisait Jean Gabin dans le cinéma d’avant-guerre ; comme lui, il est un prototype unique. »

     

    Cette exposition, non exhaustive du parcours du comédien, associe l’époque de Patrick Dewaere à la nôtre en mêlant des tirages originaux de photographies de plateau au travail actuel du plasticien PEDRÔ!, afin de rendre hommage à un homme hors du commun ayant vécu et créé au sein du 14e arrondissement!

     

    Alain PENSO et Marguerite BERTONI

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    ALAIN PENSO Historien du cinéma et journaliste critique membre de l’UJC depuis plus de 40 ans, Alain Penso est le premier auteur à avoir publié une biographie sur Patrick Dewaere- Édition PAC, Collection Têtes d’Affiche (1981).

    Représentant de La Quinzaine du Jeune Cinéma à Cannes en 1978, il dirige ensuite durant 20 ans une émission de radio hebdomadaire dédiée au cinéma.

    Cinéaste et documentariste il tourne des films ethnologiques, notamment sur Salonique, et se consacre à la critique, dirige la revue Cinéma des événements, écrit entre autres pour Conscience de et tient la rubrique « Un observateur du 7e » dans le journal La Grande Époque et The Epoch Times. Ancien directeur du Festival International La Colombe d’Or du Jeune Cinéma, il poursuit son engagement pour défendre la culture et le 7e art en étant, avec Marguerite Bertoni et Boris Chomon, le fondateur et porte parole du mouvement « Cinéma à Volonté », lors des législatives parisiennes de 2017.

  • PROJECTION du film Un mauvais fils de Claude Sautet

    le DIMANCHE 27 MAI à 18H

    Projection débat animée par Alain Penso, suivie d’un cocktail.

    Entrée libre

    Cinéma Les 7 Parnassiens - 98 Bd du Montparnasse 75014 PARIS

     

    FINISSAGE DE L’EXPOSITION

    le MARDI 29 MAI à 18H30

     

    En présence d’Alain Penso et d’invités ayant côtoyé Patrick Dewaere

     

    Nous remercions nos partenaires, le personnel de la Mairie, le Conseil de Quartier Montparnasse / Raspail,

    et toutes les personnes ayant contribué à la réalisation de cet hommage.

  • Oeuvres de Pedro

    sur Patrick Dewaere

     

    PEDRO

    Colleur sur Paris depuis 1991 et pochoiriste tous supports depuis 2004, Pedro envisage son activité d'artiste plasticien comme un engagement poétique.

    Il travaille au sein de friches industrielles et de groupes transfrontaliers, notamment avec des artistes migrants, ou encore avec Spray Yarps et SP38 (collectif Zen Copyright) dans les années 90.

    Ses œuvres sont exposées au sein de galeries d'art et lors de diverses manifestations culturelles à Paris, Londres et Berlin.

    Portraitiste graphiste, il s'attache avec pertinence et originalité à rendre visible les personnalités des mondes du spectacle, du cinéma, de la chanson, des militants humanistes ou politiques, des hommes de terrain et des poètes, qui tels Patrick Dewaere furent des êtres d'exceptions prônant les divers modes de liberté.